Burundi

The Protectors

From Burundi to Nigeria, these heroes are putting their lives at risk to build peace. Show them they’re not alone.

Peace Rising

With the help of our local staff’s training and mentorship, the young people featured in these testimonies became influential peacebuilders.

Catalyzing the media as a peacebuilding platform in Burundi

Working with local radio stations, we leveraged the power of media as a powerful platform for conflict prevention in Buru

Life during land conflict in Africa: the story of “Terre D’Entente”

In the Great Lakes region of Africa, 90% of the population depend on agriculture to survive. Our initiatives to eliminate land conflict help rural communities thrive — and save lives in the process.

Researching His Way to Empowerment

After participating in the Amahoro Iwacu-Peace in My Home program, Sixte completed research to help him and others understand problems within his community and created programs for youth in his community to alleviate poverty and to help others to use peaceful means to solve conflict.

Women Take the Lead: Mediating Land Conflict in the Great Lakes

In the Great Lakes region of Africa, land is at the center of people’s livelihoods and identity. Land scarcity and ownership are key drivers of violent conflict in the area, often mitigated by local mediation mechanisms.

Traditionally, women’s participation in the mediation of land conflict has been very limited. Lately, they have been playing a growing role, thanks to the support of governments and traditional institutions.

To support the peaceful resolution of land conflicts, Search for Common Ground is partnering with the Ministry of Foreign Affairs of the Netherlands on the project Strengthen Citizen Participation on Critical Social Issues to Prevent Land Conflict in the Great Lakes Region of Africa. To achieve the project’s goals, we are organizing exchanges between key land stakeholders–including government representatives, traditional leaders, and civil society organizations–from Burundi, the Democratic Republic of the Congo, and Rwanda; building the skills of land actors in each country; and leading media initiatives.

As part of the project, we conducted 4 case studies focusing on the role of women in the mediation of local land conflict and on their impact on peacebuilding in the Great Lakes.

Etude de Cas sur la Médiation Foncière dans la Région des Grands Lacs : Le rôle et la place de la femme dans la médiation foncière au Burundi : cas de la Province de Rumonge.

Le Burundi est un pays d’une superficie de 27834 km² où la propriété des terres est devenue problématique à cause de l’évolution démographique1. L’importance de la question foncière est économique2 et se reflète au niveau procédural : Ainsi les litiges fonciers représentent 71,90% de toutes les affaires soumises aux cours et tribunaux3. Cette situation conflictuelle est aggravée par les litiges entre les rapatriés, rentrant dans leur pays, et ceux occupant « leurs parcelles historiques ». La Province Rumonge est située au sud-est du Burundi, aux confins du Burundi, de la République Démocratique du Congo et de la Tanzanie, à proximité du lac Tanganyika. La Province Rumonge n’échappe pas au problème des conflits fonciers et elle a été par ailleurs la plus touchée par les conflits entre rapatriés et résidents à la suite des événements de 19724, en particulier la région de l’IMBO Sud (Nyanza Lac, Rumonge) 5 . A coté de ces conflits fonciers éxistants se pose la question des droits successoraux de la femme Burundaise6.

La résolution des conflits fonciers se caractérise par un pluralisme institutionnel. En effet, à côté du système formel de justice représenté par les cours et tribunaux (surchargés et qui ne manquent pas de reproches au niveau de la lenteur de juger ou d’executer les décisions rendues, et des soupcons de corruption), d’autres mécanismes alternatifs informels contribuent, sur les collines ou les quartiers, à asseoir la paix sociale par la médiation, l’arbitrage et la conciliation des parties. Il s’agit principalement, du mécanisme englobant les BASHINGANTAHE 7 (notables) et les élus collinaires ou du quartier, les ONG œuvrant dans le domaine de la résolution pacifique des conflits, les associations, la société civile locale et les églises. Or, malgré une demande croissante de la population de mettre en place au niveau légal des mécanismes alternatifs à la justice classique pour résoudre les conflits fonciers, les pouvoirs publics n’ont pas encore prévu cela.