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Mai 2010
L’Ambassadrice de Bonne Volonté d’UNICEF, Mia Farrow et le personnel de Search for
Common Ground
Le 27 Juin est prévu pour être un jour
historique en Guinée. Si tout va comme
prévu ce seront les premières élections
complètement démocratiques en Guinée
depuis son indépendance en 1958.
Dirigée par deux régimes autoritaires, la
Guinée a échappé à la violence dont la
plupart de ses voisins a connu. Mais cette
exception a été entachée par la répression politique, la croissance de divisions
ethniques, la détérioration économique et la corruption politique. Le Président
Lansana Conté est mort en 2008 par l’instigation d’un coup militaire, s’appelant le
Conseil National pour le Développement et la Démocratie (CNDD). Notons que Le
Président Conté s’était aussi emparé du pouvoir à travers un coup il y a 24 ans.
Le contexte de Guinée a changé radicalement durant les six mois précédents. A la
fin de 2009, de sérieux soucis grandissaient à propos du futur démocratique du
pays et le potentiel de l’installation d’une nouvelle dictature par le chef de la
junte militaire le Capitaine Moussa Dadis Camara . Un attentat d’assassinat de
Dadis Camara (blessé mais pas tué) en Décembre a changé toute la situation. ,
Avec Camara sortie du pays pour se soigner, le Général de Brigade, Sékouba
Konaté a pris le pouvoir en tant que président intérimaire. Depuis qu’il a assumé le
pouvoir, Konaté a fait des démarches considérables pour ré-établir la confiance au
sein du gouvernement. Il a appointé un Premier Ministre, qui a représenté l’opposition, et il a entièrement soutenu
l’organisation immédiate des élections. Alors que le rythme rapide des préparations a introduit un nombre de défis, tous
les yeux demeurent rivés sur les premières élections libres d et leurs déroulements depuis plus de 52 ans.
Sur papier, la Guinée est un pays riche. Sa terre contient de l’or, des diamants, une grande quantité de réserves de
minerai de fer, et au moins un tiers des réserves mondiales de bauxite. La terre elle-même a un énorme potentiel pour
l’agriculture et la croissance de la pêcherie. Néanmoins, beaucoup de ce potentiel est inexploité à cause de faiblesse des
infrastructures et de décennies de corruption. La présente période detransition pourrait être une opportunité pour lancer
un nouveau départ .
Pour « Search for Common Ground », c’est aussi une occasion pour davantage s’impliquer et éduquer les jeunes sur la
politique et la gouvernance, et développer plus d’opportunités pour leur participation constructive dans ses domaines. La
plupart du travail récent de SFCG dans ce pays a porté sur ses problèmes. Alors qu’il y aura beaucoup de défis pour le
nouveau gouvernement, SFCG croit que ce sera plus facile de travailler avec ses membres pour promouvoir des principes
comme la non-violence, la tolérance, le respect mutuel, et la coexistence paisible, ce qui aidera a mieux entreprendre le
développement et la reconstruction dans le pays.
UNICEF Ambassadrice de Bonne Volonté Lance un Projet Joint UNICEF-SFCG
Le 9 Mai, 2010, SFCG et UNICEF ont lancé leur nouveau
partenariat autours d’un projet pour les jeunes et la nonviolence.
Partant d’une fondation construite par SFCG au
cours des deux dernières années travaillant pour les jeunes
sur la participation non-violente, ce partenariat va élargir la
pratique de la non-violence et les formations de plaidoyer
dans la Région de la Forêt et à Conakry. L’Ambassadrice de
Bonne Volonté d’UNICEF, Mia Farrow, a voyagé en Guinée
pour lancer le projet, qui encourage les jeunes à être des
acteurs pacifiques pour le changement, surtout durant les
élections qui vont se tenir prochainement. La Guinée est un pays jeune, avec 30% de la population âgée entre 15-34. Les
jeunes hommes sont surtout susceptibles de participer aux émeutes et à la violence politique, mais ils en sont aussi les
victimes primaires.
Des ateliers pour jeunes sont la première étape du projet.
Les ateliers envisagent d’inculquer et de renforcer la valeur
et l’importance de la responsabilité civile. Ils visent aussi à
améliorer la connaissance de leurs droits en tant que
citoyens, les techniques de résolution de conflits et le
changement d’attitude dans la communication. Pendant sa
visite, Mia Farrow a parlé avec plusieurs jeunes menacés,
qui sont ciblés par le projet. Au cours des deux années,
SFCG prévoit d’atteindre environs 23,000 jeunes dans les deux régions sélectionnées.
La Région de Forêt et Conakry sont des régions qui sont très vulnérables aux risques de violence dans la période de
transition. Dadis Camara vient de la Région des Forêts où une bonne partie de la population croit qu’il devrait retourner
au pays et présenter sa candidature à la présidence. Pour cette population, son ascendance au pouvoir était synonyme
de leur croissance. Il y a déjà eu des conflits communautaires violents à Nzérékoré, la cité la plus large dans la région. Toutes les partis politiques sont concentrés dans la capitale, Conakry, et la plupart sont affiliés à des lignages ethniques.
Si les élections aboutissent à des conflits et à des carnages au niveau de la capitale, ca pourrait facilement s’étendre au
restant du pays. Le travail de SFCG vise à contribuer à prévenir ca.
« A travers notre programme, les jeunes apprennent
à propos de leurs droits, les moyens non-violents de gérer
des situations de confrontation, et à propos du
changement démocratique. Mieux informés, ils sont
capables de résister aux manipulations politiques et
deviendront une force non-violente pour le changement
positive pendant et après la transition en Guinée. »
- le Directeur du Pays, Quentin Kanyatsi
Le projet de Jeunes et Non-Violence SFCG engage les communautés
SFCG vient d’achever un projet de 18 mois « Les Jeunes et la Non-Violence en Guinée » financé par le Bureau de
Gestion et d’Atténuation de Conflits d’USAID, qui a travaillé avec 36 organisations de jeunes à Kindia, Mamou, et
Kankan. Ses villes ont connu de hauts niveaux de violence perpétrée par des jeunes pendant les grèves de 2007. Le projet
a été crée comme réponse pour donner aux jeunes des voies alternatives pour exprimer leurs griefs. Le projet a formé 72
jeunes dans trois régions, mais a eu davantage d’influence à travers son travail de proximité. Le projet a combiné une série
d’activités, y compris la formation de jeunes dirigeants, la reproduction de sessions pour la formation de jeunes dans les
communautés, des festivals de paix pour jeunes dans chaque ville, des programmes de sensibilisation pour des jeunes
communautaires, un programme de radio pour jeunes appelé Barada (‘teapot’), et un programme interactif et populaire
de radio pour jeunes sur la non-violence produit par « Radio Rurale ».
Une évaluation conduite en Avril 2010 a découvert que les jeunes dans les trois villes sont maintenant occupés à
promouvoir des élections pacifiques dans leurs propres communautés. Un groupe de participants à Mamou a voulu
s’impliquer davantage dans le sujet de la manipulation politique. D’autres participants à Mamou ont organisé un
événement de sensibilisation à une université locale, où les étudiants avaient planifié une émeute contre les autorités de
l’université. La violence est souvent la norme pendant ces émeutes et ces manifestations, mais à cause de l’événement, les
étudiants ont organisé une marche qui a abouti sur une résolution pacifique du conflit. Les organisateurs de l’événement
ont même reçu une lettre de remerciement de l’école, reconnaissant leur influence et leur impact sur les résultats de la
manifestation. Un principal à Kindia a écrit pour dire qu’à la suite d’une conférence de sensibilisation organisée par des
participants, ses étudiants ont unanimement décidé d’établir un comité pour la résolution pacifique de conflits.
Par ailleurs, le projet a contribué à une augmentation des auditeurs pour les stations de radio rurales, surtout parmi les
jeunes. Tous ceux qui ont été interrogés – jeunes participants , autorités locales et dirigeants de la société civile – ont
indiqué que la violence a connu une baisse significative et qu’aucune survenance de violence ne s’est produite dans
aucune des villes ciblés depuis les émeutes de 2007. En outre, tous en pris conscience que les jeunes ont commencé à jouer
des rôles plus positifs et actifs dans leurs communautés.
Un Stagiaire de SFCG utilise les Méthodes de Common Ground à une Conférence à Conakry
Un ancien stagiaire de SFCG, Joschka Phillipps, avec l’aide
d’Alhoussein Kaba, a organisé une conférence sur le thème
« Jeunesse et Politique à Conakry.» Cette conférence a visé à
confronter et à discuter ouvertement des problèmes qui affectent
la jeunesse Guinéenne ; telle que l’inégalité du genre, la
stigmatisation, la manipulation politique et l’intimidation. L’intérêt
de Joschka dans la politique Guinéenne a été déclenché par son
stage avec SFCG, ou il a passé trois ans en Guinée soutenant les
activités de projet. La conférence a eu lieu à l’université Kofi
Annan, l’université la plus grande du pays, et a été connu une
forte participation . Le directeur des opérations du pays, Quentin
Kanyatsi, faisait partie du panel de discussion et a parlé de
l’importance cruciale de la participation des jeunes dans la
politique et le développement, sans manipulation. Les jeunes de
Guinée sont nombreux, il a dit, mais pour la plupart pas
entendus. Joschka a été agréablement surpris par la passion
avec laquelle la politique était discutée et a trouvé qu’un grand nombre es d’intervenants était capable de s’exprimer
clairement sur des sujets très complexes. « Il n’y a pas de bouc émissaire ni de saint, » il a dit, expliquant que c’est important de
voir les perspectives de tous les acteurs. « Il n’y a pas de progrès ni de stagnation. ‘Comprendre les Différences, Agir sur les
Points en Communs’, le slogan de SFCG a sans aucun doute sa place et son sens en Guinée.
La Radio transmet des messages de non-violence
La Radio est une manière efficace d’atteindre beaucoup de communautés et de diffuser des messages de paix et de
tolérance pendant les élections à venir. SFCG est lourdement impliqué dans la création et la diffusion de programmes radio
dans le pays, fournissant l’information, facilitant le dialogue, et introduisant de nouveaux modèles et des idées de
collaboration et de transformation de conflits. En plus de la production des programmes, SFCG a aussi soutenu
l’élargissement du champs d’action des medias, travaillant avec des communautés pour établir des stations de radio
locales qui répondent a leurs besoins d’information. En Avril 2009, le Ministère de Communication a formellement
reconnu ses contributions, se rendant dans trois communautés pour lancer officiellement trois stations de radios rurales
locales installées par SFCG dans la région de Fouta Djallon. Ces stations vont fournir un accès à l’information pour des
villageois et vont améliorer les lignes de communication pour le restant du pays.
SFCG et les Elections
Avec les élections qui approchent rapidement, SFCG dévoue la programmation de ses radios au soutien civique et
l’éducation des électeurs , préparant les citoyens Guinéens pour pleinement participer à ce processus d’une importance
vitale . SFCG a graduellement accru sa production régulière, et produit maintenant 28 programmes de radio par mois
renforcés par des messages réguliers sous formes de spots portant sur les mêmes thèmes en Français et en cinq
langues locales (y inclus Peuhl, Guerze, Malinké, Thoma and Soussou), promouvant l’importance de voter, l’engagement
civique, la tolérance, le respect politique, et d’autres principes démocratique.
SFCG a développé des partenariats avec 26 stations de radios rurales indépendantes pour la diffusion de ses
programmes de radio. Avec le lancement des élections, SFCG va travailler avec ces stations pour mener un suivi et un
SFCG au Guinea remercie les donateurs suivants pour leur soutien:
reportage sur les élections, qui assurera qu’il y aura une bonne circulation d’information crédible au niveau régional et
local pour empêcher la fraude et renforcer la légitimité des élections et leurs résultats. SFCG a conduit avec succès des
efforts similaires au Burundi, en République Démocratique du Congo, au Liberia et en Sierra Léone, et va se baser sur ses
exemples de réussite.
Avec le support du PNUD, SFCG a aidé à produire un code de conduite pour la promotion de la paix pour tous
les médias privés et publics en Guinée. L’initiative a été crée à travers un atelier suivi par le Ministre de
Communication et le Ministre de l’Intérieur. Le code de
conduite a été récemment signé par 33 représentants de
média en présence du Ministre de Communication et du
Ministre de l’Intérieur. En signant, les professionnels du
média se sont mis d’accord pour adopter des normes et
des standards mutuels de journalisme professionnel et
impartial. Ses normes et standards découragent les
messages inflammatoires et le reportage partisan
menant aux partis pris, durant et après les élections.
Pensées Finales
“Pendant une décennie, la gouvernance en Guinée a été un problème dans les secteurs politique, public
et privé dans le pays. Il n’y a pas eu de respect pour les principes de la bonne gouvernance. Avec un
changement potentiel que connaitra potentiellement le pays, beaucoup de Guinéens espèrent que le
nouveau système démocratique, une fois en place, va améliorer la gouvernance et ainsi que les conditions de
vie du peuple » dit le Directeur des Opérations du Pays, Quentin Kanyatsi. « Tout nos programmes et ceux
d’autres organisations font appel à une nouvelle culture de gouvernance qu’il faut instaurer avec la venue
des nouveaux dirigeants qui guideront le pays après les élections. C’est la première fois, après plusieurs
années, que les Guinéens auront vraiment des élections démocratiques si elles ont lieu d’une manière crédible
et transparente. C’est pourquoi toutes les institutions et organisations nationales et internationales sont prêtes
à s’investir pour soutenir le processus actuel des élections.
Search for Common Ground in Guinea
Kipe-Ratoma
T2 N. 2869
Guinea
ph: 30 47 84 69
email: sfcgguinea@sfcg.org
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